Un nouveau départ

Dans quelques mois, les filles et moi prendrons un nouveau départ. Rien de révolutionnaire, mais quand même un petit changement dans notre vie de famille qui va à la fois nous faire du bien et nous faire tout drôle.

De mon côté, retour au boulot à temps plein. J’anticipe la fin imposée de mon congé parental en janvier prochain (à leurs 3 ans quoi !). Du côté des filles, changement de crèche pour un accueil 5 jours par semaine (au lieu des 4 actuellement).

Nous avons donc été visiter « la nouvelle crèche » au début du mois. En fait, elles la connaissaient déjà un peu, au moins de vue, car nous passons devant tous les jours, matins et soirs en allant à leur crèche actuelle (la mini-crèche).

A notre arrivée, il y avait quelques enfants qui jouaient dans le hall, sous l’oeil attentif d’un éducateur. Sur le coup, elles ont été un peu intimidée et n’ont pas voulu entrer. Il a fallu que nous les prenions dans les bras pour avancer. Pourtant, je leur avais bien expliqué la situation pour qu’elles sachent à quoi s’attendre : nous allons visiter la nouvelle crèche où elles irons après les grandes vacances. Et puis, les enfants sont rentrés dans leur salle et elles ont pu profiter des jeux disponibles car nous avions un peu d’avance.

Il y avait un mini-trampoline, des gros ballons, quelques porteurs, un crocodile à bascule, des jeux au mur avec un tas de trucs à tirer, pousser, toucher. Je crois que ça leur a bien plus plu ! De mon côté, j’en ai profité pour regarder un peu les affichages. Les menus (là, rien de nouveau, ce sont les mêmes qu’à la mini-crèche car le cuisinier prépare sur place pour les deux structures !), le trombinoscope des éducateurs… Je reconnais quelques têtes pour les avoir vues à la mini-crèche avant qu’elles ne changent de structures elles aussi. Il y a aussi des têtes plus âgées. Bizarrement, ça m’a un peu gênée. J’aime bien l’idée que les équipes qui s’occupent de mes enfants soient jeunes. Peut-être parce que les formations d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes, parce qu’elles même n’ayant pas d’enfants pour la plupart ont aussi plus de patience, moins d’a priori, mois de « il faut faire ci ou faire ça », plus ouvertes aux pédagogies alternatives… Enfin, je me fais peut-être des idées mais, sur le papier, je préfère les jeunes aux plus âgées.

Nous enchainons avec notre RDV avec la directrice. Autre ambiance. Carrément différente qu’à la mini-crèche. A la mini-crèche, nous appelons tout le monde par son prénom. Ici aussi. Sauf la directrice. Madame M. Pas trop de familiarités, j’ai pigé. Faut dire qu’elle est plutôt de la vieille école Madame M., ça s’entend à son discours, sa façon de s’adresser aux enfants. Et puis, elle doit pas être très loin de la retraite. Rien à voir avec la rafraichissante directrice de la mini-crèche qui doit avoir au max la quarantaine ! D’ailleurs, en y regardant de plus près, elle est un peu assortie à la déco en fait…

Elle nous fait faire le tour des locaux et j’essaye de cacher ma déception. Je m’attendais vraiment à autre chose. Les pièces dédiées aux enfants ne sont pas beaucoup plus grandes qu’à la mini-crèche, un peu défraichies, et même s’il y a l’air d’y avoir beaucoup de jouets très sympathiques (les filles ont d’ailleurs voulu toucher à tout !), j’ai du mal à me projeter. Enfin, à projeter mes filles dans cet endroit. Il faut dire que je me suis bien habituée à la mini-crèche, à ses murs blancs décorés de dessins d’enfants colorés et ses espaces lumineux et très ouverts. Là, les deux pièces dédiées aux grands sont séparées par un espèce de local un peu sombre où ils sont sensés déjeuner. Il y a une salle dédiée au change avec des petits WC et une douche (pourquoi ?!) mais par contre, aucun dortoir. Les enfants dorment donc dans la même pièce que celle où ils jouent. J’avoue que là aussi ça m’a un peu dérangé. Même si elle m’a immédiatement rassurée en me disant que tout se passait très bien. Ok, on verra bien.

De toute façon, on n’a plus vraiment le choix ! Le positif, c’est qu’ils ont un grand jardin, bien plus grand que celui de la mini-crèche, et au soleil quasiment toute la journée. Par contre, ils ne peuvent pas y aller tous ensemble, question de place et de sécurité. il y a donc des « tours » de sorties au jardin. Ou comment transformer un point positif à la base en point négatif.

On est donc ressortis de là un peu dépités. Je sais que mes puces sauront s’adapter, elles n’y seront pas mal traitées, elles auront des nouveaux copains mais j’ai aussi la sensation qu’elles n’y seront pas aussi bien qu’à la mini-crèche où elles sont plutôt chouchoutées (forcément, avec 2 fois moins d’enfants, c’est plus facile !) et où elles ont toutes leurs marques. Mais je sais aussi qu’elles y retourneront avec plaisir (puisque la salle de motricité est située dans la mini-crèche ainsi que la pataugeoire, encore un point négatif tiens…) et qu’elles auront l’occasion de revoir les éducatrices qu’elles adorent !

Par contre, côté administratif, on s’en sortira bien mieux et c’est bien le seul point qui nous à fait faire ce choix. D’abord parce que la mini-crèche est fermée le mercredi et ne pouvait donc pas les accueillir davantage. Ensuite, parce que « la nouvelle crèche » ferme plus tard et ça, ça serait hyper pratique pour nous (mais c’est encore en négociation, rapport aux effectifs de personnel le soir). Et les congés ne sont pas tous imposés. Ce qui veut dire que si on veut partir en vacances en dehors des fermetures, on peut et ce, sans payer les jours d’absence. Ce qui n’est pas le cas actuellement, les 7 (sept !) semaines de congés étant prévues à l’avance.

Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre et se préparer !

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Une réflexion sur “Un nouveau départ

  1. agretz dit :

    La douche? En cas de grosse diarrhée, haha!
    Plus sérieusement, on a des douches à l’école alors que personne ne s’en sert, mais c’est pratique si jamais un élève se retrouve sans domicile fixe pendant une certaine période, ou dans une situation difficile et ne peut avoir accès à des sanitaires chez lui.

    Pour le truc jeune/vieux, mes collègues profs me disent que on devient un meilleur prof une fois qu’on a soi-même des enfants (on ne devient pas pour autant un meilleur parent, dommage lol) : on comprend qu’ils sont les enfants de quelqu’un, avant d’être des élèves. On verra si je change après la naissance du citron!

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