Sur le chemin de l’éducation positive

Depuis que j’ai découvert les principes de l’éducation positive au fil de mes lectures, ça a fait TILT en moi. C’était une évidence. C’est comme ça que j’ai envie d’élever mes filles. Mais c’est pas tous les jours facile !

Je dis encore très souvent « non ». J’essaye au maximum de le remplacer par « stop ! » qui, il faut bien l’avoue, est bien plus efficace. Car à force de dire non à tout bout de champ, je ne suis plus crédible auprès de mes filles. C’est presque devenu un jeu pour elles. Alors quand le « stop ! » intervient, elles savent qu’elles sont allées trop loin. Il faut aussi que j’apprenne à lâche davantage de lest sur les petites choses, tant qu’elles ne se mettent pas en danger. Mais j’avoue que j’ai du mal à ne pas tout contrôler.

Ce qui est par contre devenu un vrai réflexe, et j’en suis plutôt fière, c’est d’arriver à leur faire part de mon mécontentement en utilisant des tournures de phrases comme « ce comportement est » plutôt que « tu es ». Car je sais à quel point rabâcher à un enfant qu’il est tel ou tel chose est mauvais pour lui. Et même si c’est pour lui dire qu’il est beau ou gentil. Je crois qu’il ne faut pas réduire un enfant à ce qu’il fait. Tout simplement car il n’est pas ce qu’il fait. C’est un peu plus compliqué que ça. Et à un âge où l’enfant se construit, autant ne pas l’influencer. J’aime l’idée de les laisser se trouver par elles-même, en leur apportant des points de repères sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

Une autre chose à laquelle j’ai souvent recours, même si je pourrais le faire davantage (dans les situations de stress, pas évident d’y penser !), c’est de leur donner une alternative, leur laisser le choix pour les amener à faire ce que j’attends d’elles. On pourrait penser qu’en agissant ainsi je manipule mes filles. C’est absolument pas le cas ! Je les guide simplement, en leur laissant une possibilité de contrôle. de fait, elles acceptent de faire quelque chose qui était en premier lieu perçu comme contraignant. Je propose, elles disposent. Et au final, pas besoin d’imposer.

Enfin, ce qui me demande le plus d’efforts, reste encore de dire à mes filles ce qu’elles doivent faire au lieu de leur dire ce qu’elles ne doivent pas faire. Au quotidien, on a tendance à « négativer » les demandes. Le plus souvent sans s’en rendre compte d’ailleurs, comme le fameux « n’oublie pas » (qu’on pourrait aisémment remplacer par « pense à »). Quand on parle à des adultes, ça ne pose aucun soucis. Mais avec des enfants, c’est une toute autre chose ! Pas facile d’aller à l’encontre de nos habitudes ! Il y a quand même quelques phrases-clés qui m’aident au quotidien : « on ne frappe pas sa soeur » est devenu « entre soeurs, on se fait des bisous et des câlins« , « je ne suis pas contente » s’est transformé en « je suis fâchée » et « tu n’as pas le droit » en « c’est interdit« .

Mon éducation positive, c’est petit à petit qu’elle se construit. C’est un chemin que j’emprunte au quotidien. Et si parfois je dévie ou prend un raccourci, je sais toujours où je vais. Et je sais qu’un jour, j’arriverais à bon port !

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