Différencier sans comparer

Hier dans le train, je lisais un passage très intéressant sur les différents mécanismes inconscients que développe un enfant pour se différencier de sa fratrie et attirer l’attention de ces parents.

Citation.

Et là, ça a fait « tilt » dans ma tête !

Car c’est exactement ce que l’on vit en ce moment. Doudouce se mue en petit démon, tandis que Mimine est de plus en plus adorable. Elles restent très complices toutes les deux, rient beaucoup ensemble, mais se chamaillent aussi régulièrement. Et c’est toujours le même scénario :

  • Doudouce vient taquiner sa soeur, lui vole ses jouets, l’embête un peu trop (elle essaye de lui mettre les doits dans le nez, lui tire les oreilles…) ;
  • Mimine se défend un peu : elle repousse sa soeur, la gronde (là elle m’imite : elle tend son index devant elle et la gronde, c’est trop mignon) et essaye parfois de la mordre ;
  • Ce qui encourage encore plus Doudouce et la fait bien marrer alors elle continue ;
  • Maman intervient (uniquement quand ça va trop loin et qu’elles risquent de se faire vraiment mal, j’ai quand même tendance à les laisser gérer ça « entre elles » un minimum avant d’intervenir).

Et là, c’est le drame !

La plupart du temps il s’agit de les séparer et de confisquer le jouet objet du conflit. Et là, irrémédiablement, Doudouce se met en colère et pleure pour exprimer sa frustration. Et du coup, Mimine va chercher le jouet qu’elle donne à sa soeur, laquelle se calme immédiatement. Adorable Mimine.

Difficile alors de ne pas tomber dans le piège de la comparaison « tu vois, ta soeur est gentille et pas toi ». Ce qui risquerait de les encourager dans cette voie. Et honnêtement, je préfèrerais pas. Je n’ai pas envie que mes filles soient, à l’âge de 13 mois, cataloguées comme « la gentille jumelle » et « la méchante jumelle ». J’ai envie qu’elles trouvent le moyen de se différencier autrement. J’ai envie qu’elles trouvent le moyen d’attirer notre attention autrement qu’en se mettant ainsi en compétition.

A moins que ce ne soit nous qui interprétions ainsi leurs comportements ?

Dans tous les cas, j’espère que nous saurons garder cette vigilance, cette envie de les différencier sans les comparer .De ne pas les penser uniquement l’une par rapport à l’autre, mais aussi de les accepter telles qu’elles sont, de les accepter l’une sans l’autre.

Ça m’agace déjà assez quand des proches les comparent à d’autres enfants de leur entourage (« ah bah machine, tu sais, à leur âge…« ) pour ne pas tomber moi-même dans ces travers !

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Une réflexion sur “Différencier sans comparer

  1. Augmar dit :

    Voilà un sujet qui me parle. Meme bien différents puisque garcon/fille, c’est une question qui me taraude sans cesse la non comparaison entre mes twins! Ici ma fille est vraiment plus dégourdie que son frère (du genre se mettre assise, à cavaler à quatre pattes et se mettre débout avec aisance depuis quelques temps déjà quand son frère reste allongé, se retourne, rampe et… c’est tout en fait… à presque 10mois), à l’inverse mon fils est plus calin, plus calme et plus attentif aux autres que sa soeur, et c’est difficile pour moi d’entendre les comparaisons que font les autres, et celles que je ne peux m’empêcher de faire… Je trouve que c’est une difficulté liée à la gémellité: deux enfants du même âge, qui évidemment se développent différemment, mais constamment ensemble, sous les mêmes regards, aux mêmes moments…

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