Contre la violence, il y a l’espoir

Hier, des gens sont morts. Tous les jours, à chaque minutes, des gens meurent. Mais hier, en France, à Paris, cette ville que je traverse tous les jours, des gens sont morts, sauvagement assassinés, pour des raisons qui ne sont pas valables.

Je ne lisais pas Charlie Hebdo, je n’en ai même jamais ouvert un numéro. Je ne connaissais pas ces personnes, leurs noms oui, leurs dessins parfois, mais eux non. Et pourtant, depuis hier, j’ai une boule au ventre et la gorge serrée. 

L’information m’est tombée dessus, dans le JT du midi, que je regarde habituellement le mercredi de façon distraire (pendant que je fais le ménage, que je range…), après les rediff de Desperate Housewives. Les filles étaient à la sieste. J’ai entendu les gros titres et je me suis assise. D’abord consternée, puis choquée, peinée, vidée, triste. J’ai suivi les réactions des uns et des autres via les réseaux sociaux. J’ai été d’abord énervée puis peinée devant certaines réactions inappropriées (ce qui englobe ceux qui approuvent, ceux qui appellent à la vengeance en se trompant de cible, et ceux qui profitent de l’occasion pour se mettre en avant et lancer des débats stériles sans importance). J’ai écouté sans vraiment les entendre les réactions des représentants de chacune des classes politiques. J’ai passé 3h sur mon canapé, sonnée. 

Puis les filles se sont réveillées. Avec leurs visages angéliques, leurs sourires et leurs petits yeux malicieux. Et je me suis dit que tout n’était pas perdu. Qu’il y avait encore de l’espoir dans ce monde. Que l’Avenir ce sont elles, ce sont eux, tous nos enfants. Qu’il nous appartient de les élever et de les éduquer dans le respect des opinions d’autrui, dans le respect de la vie.

Ce matin, j’ai le coeur gros en retournant au travail. En parler avec mes collègues a rendu la chose trop réelle, moi qui était encore un peu épargnée hier, seule, à la maison, dans mon petit monde. Mais quand j’entends ma collègue, ancienne journaliste, déjà maman d’un petit bout de 2 ans, dire qu’elle s’interroge sur l’intérêt de faire naître des enfants dans ce monde, c’est ce message d’espoir que j’ai envie de lui délivrer. Parce que d’autres avant nous ont déjà subit l’incompréhensible et qu’ils ont su se relever. Parce que nous saurons êtres forts et unis et aller de l’avant. Parce que, quoi qu’on en dise, nos enfants le méritent amplement. Parce qu’un jour, eux aussi, seront peut-être des Charlie.

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