Notre séjour à la maternité – épisode 1 : l’unité de néonatalogie

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de notre séjour à la maternité. Mais comme ça risque d’être très long, je vais faire plusieurs épidodes. Pour commencer : l’accouchement et l’unité de néonat’.

Les filles sont nées le 11 janvier, nous en sommes sorties toutes les trois le 1er février. Nous sommes donc restées 3 semaines à la maternité. C’était un peu long vers la fin, mais nécessaire !

Tout d’abord, parce que les filles ont eu quelques soucis respiratoires à la naissance. Surtout la deuxième. Juste après l’accouchement, elles ont été mises en couveuse après les premiers soins et montées en unité de néonatalogie. J’ai à peine eu le temps de les voir. Au début, seule une devait y aller, puis finalement sa soeur l’a rejointe. Elles avaient une « chambre » pour toutes les deux. C’était mieux pour Chéri et moi, cela préservait un peu notre intimité.

Les premières heures ont été difficiles. J’ai du attendre longtemps (très longtemps !) en salle de naissance qu’une chambre se libère pour moi. J’ai accouché à 1h23 (et 1h32) du matin. J’ai eu une chambre à 15h. J’ai appris plus tard que j’avais même failli être transférée dans un autre hôpital de la région ! Heureusement que non, j’en serais morte (ou presque) !

Une fois installée dans ma chambre, j’ai demandé à voir mes filles. Je suis montée (à pied) en unité de néonatalaogie. Là-bas, les infirmières m’ont proposé une chaise roulante. J’ai évidemment accepté vu que marcher me faisait un mal de chien ! J’avais l’impression que tous mes organes allaient se barrer de mon corps par le bas ! Bref. Chéri m’a poussé sur ma chaise jusqu’à la « chambre » des filles. Elles étaient si petites dans leur couveuse, mais si belles. J’ai pleuré de les voir entourée de tous ces fils. J’ai culpabilisé de ne pas avoir tenu plus longtemps.
Chacune avait son petit masque qui envoyait de l’air, pour les aider à respirer car parfois elles « oubliaient ». Et puis il y avait toutes ces machines que j’ai appris à connaître et qui indiquaient le taux d’oxygène dans le sang, les battements de leur coeur, la température dans la couveuse…

bébé-en-néonat

L’infirmière leur a fait les soins, nous a expliqué comment faire pour pouvoir les reproduire nous-même les jours suivants. J’ai scrupuleusement noter les heures de soins, pour ne jamais en rater un ! Nous leur avons parlé, les avons caressées. Elles avaient l’air si fragiles. Je suis redescendue dans ma chambre après plusieurs heures, où les sages-femmes m’attendaient pour m’examiner (ma tension restait un peu haute mais rien de grave).

Ma première nuit a été courte. Chéri est resté tard avec moi puis a du rentrer. Je suis remontée en néonat’ plusieurs fois. Je pouvais y aller quand je voulais, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Cette nuit là, l’infirmière m’a proposée de prendre une de mes filles dans mes bras pendant qu’elle mangeait (= pendant que la sonde gastrique lui injectait du lait tout doucement). Je ne croyais même pas que ce serait possible ! Elle m’a installée, et j’ai tenu pour la première mon tout petit bébé contre moi. Elle sentait le biscuit chaud. J’ai profité de cet instant, une heure rien qu’à nous. Puis il a fallu de nouveau la quitter. Les quitter. Je suis retournée dans ma chambre me reposer un peu.

premier-câlin

Si, si ! Sous tout cet attirail médical, il y a bien un bébé… Mon bébé…

J’étais dans une chambre double, dans l’unité des grosses à haut risque. A côté de moi, une maman enceinte de 32 semaines qui commençait à perdre du sang. Sa fille est née en urgence par césarienne la nuit même, une toute petite poupée de 900g. Elle a été placée en soins intensifs et devait y rester jusqu’en mars (nous étions alors en janvier !). La maman, elle, sortirait de l’hôpital dans 3 jours. C’était ma grande angoisse : devoir rentrer à la maison sans mes filles ! Alors je me suis mise à espérer. Je savais que l’unité kangourou accueillait les enfants prématurés et leurs mamans, je voulais à tout prix y entrer.

J’en ai donc parlé aux sages-femmes, aux infirmières de néonat’, à tous les soignants que je croisais. Je lançais des appels au secours ! Je savais qu’il n’y avait que 6 chambres, toutes occupées. Comme l’ensemble de la maternité d’ailleurs. Ces derniers jours avaient été propices aux accouchements en masse. Et puis on m’a expliqué que pour entrer dans l’unité kangourou, il fallait une maman et un bébé. Et moi, j’étais juste une maman sans bébé. Au réveil, après mon petit-déjeuner, je suis de nouveau montée en néonat’ rejoindre mes filles. Chéri est arrivé, la nuit a été courte pour lui aussi. Nous leur avait fait les soins du matin, et nous avons pu leur faire un long câlin pendant leur repas, chacun la sienne.

On m’a appris que ma première allait mieux. On lui avait enlevé son masque d’air, et elle se débrouillait plutôt bien pour respirer seul. Une lueur d’espoir s’allumait. Si tout continuait à bien se passer, elle pourrait quitter l’unité de néonat’. A condition qu’une place se libère pour nous en unité kangourou…

Episode 2 à venir : l’unité kangourou.

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